LE POINT COMMUN ENTRE LA PERMACULTURE DE SPIRULINE ET LA CONQUÊTE DE L’ESPACE

Il y a quelque temps, j’ai découvert que le projet MELISSA s’est basé sur l’observation de la spiruline dans son écosystème naturel pour mettre au point sa culture de spiruline dans son système intégré. Le fait que des chercheurs du plus haut niveau et avec des moyens considérables soient partis de la même logique que mon projet, c’est-à-dire de l’observation de la nature pour reproduire son intelligence et sa pérennité, me réconforte dans la cohérence de mon projet de permaculture de spiruline.

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“Melissa est un projet qui a vu le jour en 1989 répondre aux nécessités des programmes de long séjour dans les stations spatiales. Afin de faire face aux contraintes particulières de ce projet, ils ont décidé de recréer un écosystème artificiel.”

Ce qui m’a particulièrement marqué lorsque j’ai découvert ce projet, c’est qu’ils sont eux aussi partis de l’observation et l’étude du fonctionnement des lacs naturels afin de re-créer un écosystème artificiel où les déchets sont traités à l’aide de micro-organismes et d’algues qui en retour fournissent de la nourriture, revitalisent l’air et purifient l’eau.

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Engineering_Technology/How_it_began

L’observation de la nature et de sa complexité leur permet de recréer la vie par des systèmes extrêmement sophistiqués qui amènent productivité, autonomie et pérennité à leur projet, au point de permettre la transformation des gaz carboniques produits par les astronautes et la transformation de leurs excréments en protéines : la Spiruline.

On voit dans leur modèle que la dégradation de la matière organique se fait à l’aide de bactéries anaérobies du même type que celles qui se trouvent dans les lacs. C’est ce qui se produit dans le substrat des lacs naturels, et c’est ce que je souhaite reproduire dans les cultures en bassins profonds.

“Étudier comment faire fonctionner cet écosystème artificiel a amené à comprendre le fonctionnement de la nature et les enjeux des problèmes environnementaux rencontrés sur notre planète, tels que les déchets et le traitement de l’eau. La technologie développée par MELiSSA a proposé de ce fait également des solutions aux problèmes mondiaux de développement durable.”

Ce qui m’interpelle dans ce projet c’est de voir que les cyanobactéries (dont la spiruline) qui font parties des êtres primordiaux qui ont apporté l’oxygène, l’ozone, et donc la vie sur terre, se retrouvent aujourd’hui dans les bagages de quelques aventuriers de l’espace qui veulent rendre possible la vie sur d’autres planètes.

En savoir plus : http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Engineering_Technology/Melissa/Closed_Loop_Compartments

VIVE LA SPIRULINE POUR TOUS, MÊME LES EXTRA-TERRESTRES !

http://spirulinasolutions.fr/


 

Nous vous invitons à participer au financement participatif de mon travail de recherche et développement dès aujourd’hui :
https://fr.ulule.com/spirulina-solutions/

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One thought on “LE POINT COMMUN ENTRE LA PERMACULTURE DE SPIRULINE ET LA CONQUÊTE DE L’ESPACE

  1. Oui ce qui est rassurant surtout dans le projet Melissa tel que présenté dans le 5 compartments Loop est que les ingénieurs de Melissa, eux, ne sont pas passés à côté de l’utilisation de l’urine comme apport de l’azote minéral pour fertiliser la spiruline ou autre microalgue alimentaire.
    Les bactéries nitrifiantes et dénitrifiantes sont principalement là pour nitrifier les excès momentanés d’ammonium liés à l’apport d’urée, et dans un second temps, rendre à nouveau disponible l’azote nitrique en azote ammoniacale.
    Je doute que les équipes spatiales ni ne perdent du temps à valoriser les matières fécales qui contiennent bien moins d’azote que l’urine, ni “attendent” que de l’azote minérale se forme “miraculeusement” , au delà de leurs apports, dans leur photobioréacteurs même “profonds”.
    Ainsi Melissa est tout autant un projet de permaculture que tout autre production de spiruline “conventionnelle”, quelque soit sa pratique, ni moins..ni plus…

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